Skip Navigation.
Colloque international sur « La participation politique et
citoyenne des jeunes. Bilans, interventions et évaluations »
- Les analyses (et commentaires) consacrés au rapport des jeunes à la
politique donnent couramment un portrait fortement marqué par le
désintérêt et le cynisme. Tout en rappelant les réserves
que suscitent des visions univoques et homogènes de la jeunesse,
il convient cependant d’apporter une série de retouches aux
descriptions plutôt sombres trop souvent reproduites sans porter
suffisamment attention à de nouvelles observations et, plus généralement, à des
développements notables dans les conduites politiques. Avec cet
arrière-plan, il apparaît tout à fait pertinent de
réunir des chercheurs et des intervenants intéressés à ces
questions pour à la fois dresser des bilans relatifs aux toute
dernières décennies et dessiner des perspectives renouvelées
touchant l’état présent de la situation et quelques
projections dans l’avenir.
- Tout d’abord, sur le mode bilan,
quelques précisions paraissent d’emblée souhaitables.
L’engagement et la participation politiques ne se résument
pas à l’action partisane ni à l’activité électorale.
Des comparaisons intergénérationnelles signalent que les
attitudes empreintes de cynisme ne sont pas exclusives aux plus
jeunes citoyens. C’est pourquoi l’examen de l’engagement
politique des jeunes doit être étendu à divers aspects
de l’action
citoyenne et inclure notamment la participation à la vie associative.
Si l’inclusion de ces dimensions additionnelles ne modifie pas fondamentalement
les tendances au déclin de l’engagement, elle peut par contre
faire réaliser la polymorphie des pratiques démocratiques.
Par ailleurs, l’exercice de comparaison intergénérationnelle
peut conduire à noter l’effet de « miroir grossissant
de la société » – l’expression est d’Annick
Percheron – rattaché à l’examen des comportements
des jeunes générations. En somme, les analyses centrées
sur les jeunes ne prennent pleinement sens que rattachées à l’évolution
du statut et des pratiques politiques au sein des sociétés
contemporaines.
- Les inquiétudes ne sont pas pour autant dissipées
quand les portraits obtenus sont à la base de projections dans
l’avenir. Même dans un horizon contemporain, c’est la
légitimité même des institutions démocratiques
qui se trouve affaiblie par le désintérêt apparent
des citoyens. Témoignent de l’inquiétude ainsi provoquée
les divers moyens et les multiples efforts investis, depuis une
vingtaine d’années, pour obtenir une participation accrue,
spécialement
chez les jeunes. Plusieurs programmes ont ainsi été élaborés
par des institutions officielles – des niveaux local et régional,
jusqu’aux paliers national ou supranational, dans divers domaines
(électoral ou autre) –, à l’occasion portés
(ou relayés) par des groupes animés par des jeunes. Malgré le
caractère partiel d’une première opération
de recensement, il semble opportun de tenter de premières évaluations
de ces initiatives et de mesurer leur impact réel auprès
des clientèles ciblées et des jeunes en général.
- Ce colloque, qui se tiendra les 2 et 3 septembre prochains à l’Université de
Liège, a précisément pour objectif de
réunir des spécialistes des deux côtés de l’Atlantique
intéressés à partager et à discuter leurs
vues et connaissances de ces questions.

Informations
- Pour informations, veuillez contacter Bernard Fournier.
- Le colloque sera ouvert officiellement à 8h45
par M. le Premier Vice-Recteur de l’Université de
Liège, Monsieur Albert Corhay.